Peuple non atteint Frontière
Les Malais de Riau forment le peuple le plus nombreux et le plus influent de la province de Riau, dans l’est de Sumatra, en Indonésie, ainsi qu’une petite communauté à Singapour. Ils vivent aussi bien sur le continent sumatranais que dispersés à travers les nombreuses îles de l’archipel de Riau, entre le détroit de Malacca et la mer de Chine méridionale.
Ils sont reconnus historiquement comme l’un des berceaux de la langue et de la culture malaises, ayant influencé pendant des siècles le commerce, la littérature et les coutumes de toute la région. Ils se décrivent eux-mêmes comme un peuple accueillant et courtois, fier de ce rôle de référence culturelle parmi les Malais de plusieurs pays.
Aujourd’hui, leur terre abrite l’une des régions les plus riches en pétrole et en gaz naturel d’Indonésie, ce qui a apporté une croissance urbaine et industrielle rapide aux villes et aux îles de Riau, aux côtés de communautés plus traditionnelles qui préservent le mode de vie malais de toujours.
Les Malais de Riau descendent de l'ancienne civilisation malaise qui a fleuri le long du détroit de Malacca, route maritime qui a relié pendant des siècles les marchands de l'Inde, de l'Arabie et de la Chine à l'Asie du Sud Est. Riau est devenu l'un des centres de cette culture, héritière de l'ancien empire de Srivijaya, puis abri de sultanats qui ont contribué à façonner ce que l'on reconnaît aujourd'hui comme la langue et les traditions malaises.
Avec l'arrivée de l'islam dans la région, entre les XIIIe et XVe siècles, apporté par des marchands et des maîtres religieux, la foi musulmane s'est profondément entrelacée avec l'identité du peuple. Les frontières politiques modernes ont ensuite divisé les Malais entre différents pays, mais ceux de Riau sont restés fixés sur leur terre ancestrale, dans l'est de Sumatra et les îles voisines.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Indonésie Non atteint
|
99,3%
|
2.128.000 |
Singapour Non atteint
|
0,7%
|
16.000 |
Beaucoup de Malais de Riau vivent aujourd’hui entre la vie urbaine des villes liées à l’industrie du pétrole et du gaz et des communautés plus traditionnelles de pêcheurs et d’agriculteurs sur les îles et le littoral, souvent dans des maisons de bois construites sur pilotis au bord des rivières et des plages. La pêche, la culture du riz et des produits comme le caoutchouc font encore vivre une bonne partie des familles en dehors des grands centres, et la cuisine traditionnelle, avec du poisson et du lait de coco servis sur du riz, reste présente à la table des familles.
L’hospitalité est une valeur centrale : ils accueillent bien les nouveaux venus et entretiennent depuis des générations des relations étroites avec d’autres peuples de la région, comme les Bugis, les Chinois et les Javanais. La vie de famille et la courtoisie dans les rapports sociaux suivent des normes héritées de l’ancienne étiquette des cours malaises, encore visibles aujourd’hui dans des tenues traditionnelles comme le baju melayu.
Les Malais de Riau sont musulmans dans leur quasi totalité, et l’islam est enseigné dès l’enfance comme partie inséparable du fait d’être malais. Pour ce peuple, la foi musulmane n’est pas seulement une religion personnelle, mais le fondement même de l’identité ethnique et communautaire, résumé dans un ancien principe malais selon lequel la coutume s’appuie sur la loi religieuse, et la loi religieuse s’appuie sur les Écritures de l’islam.
Cette fusion entre foi et appartenance fait de la pratique de l’islam un lien social aussi fort que spirituel : maintenir les coutumes religieuses, c’est aussi rester lié à la famille, à la communauté et à l’honneur du peuple malais, de sorte que les rites, les fêtes et les passages de la vie sont presque toujours marqués par la tradition musulmane.
La langue malaise dispose de traductions de la Bible qui remontent à plusieurs siècles, et il existe aujourd’hui un texte complet disponible en malais et en indonésien, langue véhiculaire largement comprise dans la région. Malgré cela, chez les Malais de Riau, l’accès pratique aux Écritures est limité par la distance culturelle et religieuse : lire ou entendre la Bible est chose rare dans le quotidien d’un peuple dont l’identité est si étroitement unie à l’islam.
Être malais de Riau, c’est en pratique être musulman : la foi est tellement entrelacée à l’identité ethnique que considérer une autre religion est vu comme un abandon de son propre peuple et de sa propre famille. Cette fusion entre foi et appartenance, ajoutée à l’absence quasi totale d’églises locales formées de Malais et au manque de contact direct avec des chrétiens de leur propre culture, fait que la première rencontre avec l’évangile reste chose rare dans la vie de la majorité.
La croissance accélérée de l’industrie du pétrole et du gaz a apporté aux villes de Riau de nouveaux défis : le chômage des jeunes et le manque de formation professionnelle côtoient la richesse générée par la région. Les familles des zones plus traditionnelles, de pêche et d’agriculture, recherchent elles aussi de meilleures conditions de vie et un revenu stable.
Sur le plan spirituel, le plus grand manque est celui d’une communauté chrétienne formée de Malais de Riau : aujourd’hui, il n’existe presque pas de croyants qui partagent la même langue, les mêmes coutumes et la même histoire que ce peuple, ce qui rend rare tout pont naturel vers l’évangile.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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