Peuple non atteint Frontière
Les jats sindhu forment un clan d’agriculteurs et de propriétaires terriens du nord de l’Inde et du Pakistan, concentrés dans les états du Pendjab, de l’Haryana, du Rajasthan, de Delhi et de l’Uttar Pradesh. Sindhu est l’un des gotras, ou lignées, qui composent le peuple jat, et son identité s’appuie sur un fort sens de l’ascendance : chaque village se considère comme descendant d’un fondateur commun, dont la mémoire unit le clan au-delà des liens de sang immédiats.
C’est un peuple à la stature physique robuste et à la réputation de force, ce qui lui a valu historiquement autant de respect que de crainte parmi ses voisins. La majorité vit à la campagne, liée à la terre, mais on trouve aussi des commerçants, des professions libérales et des personnes occupant des postes en vue dans les domaines universitaire et technique. Les jats sindhu comptent parmi les groupes à la plus grande prospérité par habitant en Inde, un résultat qu’ils attribuent à la discipline et à la frugalité comme valeurs centrales de leur culture.
L'origine des jats remonte à d'anciens peuples pasteurs de la basse vallée de l'Indus, dans la région correspondant aujourd'hui au Sindh et au Baloutchistan pakistanais. Au fil des siècles, des migrations successives ont conduit une partie de ces groupes vers le Pendjab, Delhi, le nord-est du Rajasthan et la plaine du Gange, où ils se sont établis comme agriculteurs. Au fil du temps, les jats se sont aussi distingués comme guerriers, et en 1669 ils ont mené, sous le commandement de Gokula, un soulèvement contre la domination moghole à Mathura, l'un des épisodes qui marquent la mémoire du clan quant à sa capacité de résistance.
Sous la domination britannique, les jats furent classés comme « race martiale » et recrutés en grand nombre dans l'armée coloniale, un héritage qui nourrit encore aujourd'hui la fierté de la tradition militaire du clan.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98,5%
|
351.000 |
Pakistan Non atteint
|
1,5%
|
5.300 |
La vie de la majorité des jats sindhu gravite encore autour de la terre : ce sont des agriculteurs et des propriétaires ruraux dans des régions d’agriculture intensive du nord de l’Inde, bien qu’il existe aussi des familles vouées au commerce et au travail salarié. La possession de la terre et le revenu qu’elle génère donnent au clan un poids économique dans de nombreux villages, et l’héritage ainsi que la défense de la propriété organisent une bonne partie de la vie sociale.
L’honneur de la famille et du clan oriente les décisions pratiques, du mariage à la résolution des conflits, et le service militaire demeure une source de fierté dans de nombreux foyers. Malgré la richesse accumulée par une partie du groupe, la réputation de frugalité est traitée par les jats eux-mêmes presque comme une vertu, signe de dur labeur et de refus du gaspillage.
Les jats sindhu professent l’hindouisme de façon quasi unanime, et la foi se mêle étroitement à l’identité de caste et de clan. La pratique religieuse quotidienne comprend le culte de divinités régionales et familiales, des rituels de passage liés au cycle agricole et des pèlerinages vers des temples locaux, aux côtés des grandes célébrations du calendrier hindou.
Occupant une position sociale respectée dans leurs régions, beaucoup de jats considèrent leur propre foi comme faisant partie de ce qui leur garantit statut et reconnaissance. Ce lien entre religion et position sociale fait de tout changement de croyance une question qui dépasse le cadre personnel et touche directement l’honneur de la famille.
En Inde, où vit la majeure partie du peuple, la langue du quotidien est l’hindi, qui dispose d’une Bible complète depuis le début du XIXe siècle et est aujourd’hui disponible aussi en audio, en applications et dans le film Jésus. Au Pakistan, la petite partie du clan qui y vit parle le sindhi, langue dont la Bible entière est également déjà traduite. La question n’est donc pas le manque d’Écriture accessible, mais la mesure dans laquelle elle parvient réellement jusqu’aux familles jat et y est lue.
Le plus grand obstacle n’est pas le manque d’accès à la Bible, mais l’image que les jats ont d’eux-mêmes et du christianisme. Fiers de leur position sociale et de leur histoire liée à la terre, beaucoup voient la foi chrétienne comme associée à des castes inférieures, et se convertir reviendrait, à leurs yeux, à renoncer à leur propre place d’honneur. Cet orgueil de caste, ajouté au lien étroit entre identité hindoue et appartenance au clan, ferme des portes que la simple disponibilité de l’Écriture ne peut ouvrir à elle seule.
Beaucoup de familles jat, même les plus prospères, font encore face à des besoins essentiels en eau potable et en soins de santé dans les zones rurales où elles vivent, surtout dans les villages les plus éloignés des centres urbains du nord de l’Inde. À côté de ces besoins matériels, il existe un besoin spirituel profond : il n’existe pratiquement aucun disciple de Christ au sein du clan, ce qui signifie que toute personne jat qui s’approcherait de l’évangile le ferait seule, sans le soutien d’une communauté de foi déjà formée parmi les siens et sans repères de foi chrétienne au sein même de sa famille ou de son village.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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